Respect de l'environnement ne signifie pas impuissance face aux
nuisibles qui risquent de gâcher la récolte : le traitement biologique
est justement destiné à supprimer ou écarter les menaces qui pèsent sur
la production, sans recourir pour autant à des substances chimiques. Le
traitement biologique est un véritable savoir-faire, qui requiert une
bonne connaissance de l'écosystème et une réelle capacité à
diagnostiquer la source d'un problème.
Alors que le traitement chimique peut se faire « à l'aveuglette », et sans être forcément nécessaire, le traitement biologique, en revanche, ne peut prétendre à l'efficacité que s'il est bien ciblé. Certains produits, garantis bio, permettent de lutter contre l'invasion de pucerons (solution de savon noir ou poudre de roche micronisée) ou contre la chlorose avec du chélate de fer. Mais le traitement biologique se caractérise avant tout par l'utilisation astucieuse de la biodiversité.
Ainsi, pour les pucerons, le traitement biologique préconise-t-il, en parallèle d'une éventuelle pulvérisation de savon noir, de faciliter l'installation sur le terrain de coccinelles, larves de chrysopes et perce-oreilles, qui sont tous friands de pucerons et offrent ainsi une solution à long terme contre ce nuisible. Contre le carpocapse, le traitement biologique à base de bactospéine sera efficacement secondé par l'installation de nichoirs pour attirer les mésanges, qui se chargeront ensuite elles-même d'éliminer l'indésirable.
Le traitement biologique est donc un habile mélange d'intervention
directe, à base de produits biodégradables, naturels et non toxiques
(pour les humains en tout cas !) et d'auto-régulation du milieu. Le
traitement biologique permet ainsi d'optimiser le rendement d'une
culture, tout en préservant l'écosystème et en favorisant la
biodiversité.